Les ichtchyofaunes Euraméricaines

> > Les ichtchyofaunes Euraméricaines ; écrit le: 10 janvier 2012 par La rédaction

Au début du Dévonien, les ichthyofaunes euraméri- caines étaient très différentes. Les agnathes y sont représentés par deux grands groupes, les hétérostracés et les ostéostracés. Dès les années 1820, de très nombreux poissons dévoniens furent découverts dans le nord de l’Ecosse ; Hugh Miller, un maçon passionné de paléontologie, découvrit de nombreux spécimens remarquables étudiés par le fameux paléontologue Louis Agassiz. Auteur de plusieurs livres où il essayait de réconcilier la Bible et la géologie, Miller démontra que des plaques osseuses que l’on rapportait parfois à des tortues (qui apparurent 150 millions d’années plus tard) provenaient en fait de la carapace de poissons cuirassés bien particuliers :

les placodermes. Plus récemment, les couches dévoniennes du Spitzberg ont livré un grand nombre de poissons aux formes parfois surprenantes comme l’hétérostracé Doryaspis dont le museau se terminait en un rostre denticulé semblable à celui de nos poissons-scies et l’ostéostracé Parameteroraspis dont la tête se terminait en forme de boomerang. Toujours dans le dévonien inférieur, les poissons de la Sibéria étaient des hétérostracés particuliers, de la famille des anaspidés. Ces animaux au bouclier céphalique aplati, bien différents de leurs cousins euraméricains, avaient peut-être des mœurs benthiques.

Dunkleostus

Certains,au bouclier terminé par une sorte de tube, étaient complètement aveugles comme Eglonaspis, et avaient peut être des habitudes fouisseuses. Enfin, un certain nombre de formes comme les placodermes phyllolepidés ou le requin primitif Antarctilamna caractérisent un vaste
royaume nigritien incluant le sud de l’Europe. Les placodermes, tel Dunkleostus , étaient des poissons
à mâchoire au crâne recouvert de plaques osseuses.
Certains, comme Titanichthys, atteignirent de six à sept mètres à la fin du Dévonien. Ces énormes poissons furent découverts dans les années 50 dans le Tafilalt, au sud du Maroc, par le géologue français Henri Termier qui eut toutes les peines du monde à convaincre ses collègues qu’ils n’étaient pas en présence d’ossements de dinosaures … mais de fragments de poissons !

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