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La laurasie

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Nothofagus d’Australie

Les variations de la faune indienne à la fin du Crétacé illustrent remarquablement la rencontre du sous-continent indien avec la plaque asiatique et permettent de dater précisément les premiers stades de la collision.
Quelques millions d’années seulement avant la fin du Crétacé, les habitants de l’Inde étaient typiquement ouest-gondwaniens.
A l’extrême fin du Crétacé ou au début du Cénozoïque, durant le Paléocène, les formes laurasiatiques envahissent le sous-continent indien et éliminent les animaux autochtones.
On a découvert en Inde des crapauds de la famille des pelobatidés, connus seulement au nord de la Téthys. Ces animaux ne pouvant traverser des étendues d’eau de mer, ils n’ont pu rejoindre l’Inde qu’à pied sec, après la fermeture de la Téthys. Cet événement a donc eu lieu au cours des tout derniers millions d’années du Crétacé (peut-être même au début du Cénozoïque, car les cra-pauds évoqués ci-dessus ne sont pas parfaitement datés).

La guirlande Australe

Certaines plantes très particulières apparaissent au même moment au sud de l’Amérique du Sud et en Australie, tel le « hêtre austral », Nothofagus ; il s’est probablement disséminé sous les hautes latitudes australes via l’Antarctique.

A la fin du Crétacé, il y a donc sans doute eu un contact permettant des échanges entre l’Antarctique et l’Amérique du Sud d’une part et l’Australie d’autre part, ce qui aura permis l’entrée en Australie des ancêtres des marsupiaux actuels.
Il est extrêmement probable que des communications se sont établies entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, quelques millions d’années avant la fin du Crétacé. Cela expliquerait l’apparition alors en Amérique du Nord du titanosauridé Alamosaurus, un immigrant sud-américain que l’on retrouve au Nouveau Mexique et dont la diffusion ne semble pas avoir dépassé le centre de l’Utah et le sud-est du Wyoming.
Dans le même temps, des marsupiaux primitifs nord-américains auraient colonisé l’Amérique du Sud, puis auraient rejoint l’Australie, où on les retrouve en grand nombre, via l’Antarctique.

L’extinction de la limite crétacé tértiaire

Pararhabdodon

Il y a soixante-cinq millions d’années, le monde mésozoïque a brutalement disparu. Soixante-quinze pour cent des espèces auraient alors succombé à un véritable cataclysme écologique, et de nombreux chercheurs considèrent aujourd’hui que c’est la chute d’une énorme météorite qui provoqua l’extinction de masse de la limite Crétacé-Tertiaire (le cratère provoqué par l’impact de la météorite a récemment été découvert au Mexique).
Pour expliquer la sélectivité des extinctions à la limite Crétacé-Tertiaire, les paléontologues ont recours à des schémas paléoécologiques. Ils supposent que la chute de la météorite provoquant un énorme nuage de poussières qui cacha le soleil, il s’ensuivit un arrêt de la photosynthèse pendant quelques mois, avec pour conséquence provisoire la disparition du monde végétal. Cela élimina toutes les chaînes alimentaires fondées sur la consommation de végétaux vivants. Une fois les animaux herbivores, dont les dinosaures, disparus faute de nourriture, les carnivores dont ils étaient la pâture seraient à leur tour morts de faim. En revanche, les survivants auraient appartenu à des chaînes alimentaires dépendant de matière organique en décomposition (par exemple les écosystèmes de l’humus ou ceux des lacs et rivières).

Parmi les victimes, les ptérosaures et les dinosaures, les ammonites, les reptiles marins, mais aussi de nombreux mammifères, des oiseaux, etc. La paléobiogéographie de la fin du Crétacé donne des arguments pour affirmer que la fin des dinosaures fut brutale. L’extrême provincialisation de cette période avait provoqué de nombreuses évolutions endémiques sur tous les continents.
Ce sont donc entre 400 et 800 espèces différentes de dinosaures qui auraient succombé il y a 65 millions d’années, dans des régions aussi éloignées que l’Amérique du Nord et la Nouvelle Zélande. Seul un événement global a pu éliminer autant d’espèces différentes de l’équateur aux régions polaires.
Avec l’anéantissement du monde mésozoïque, l’évolution allait repartir au début de l’ère cénozoïque, dans les mêmes conditions qu’au début du Mésozoïque. Après cent cinquante millions d’années passées dans l’ombre des dinosaures, les mammifères allaient dominer à leur tour.

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