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L’Ordovicien

Vous êtes ici : » » L’Ordovicien ; écrit le: 10 janvier 2012 par La rédaction

L'OrdovicienL’ordovicien est la période de plus grande fragmentation continentale du Paléozoïque. Si le mouvement de fermeture du Iapetus au cours de l’ordovicien a rapproché la Laurentia de la
Baltica, dans le même mouvement la Laurentia s’écartait de l’Amérique du Sud. L’ouverture de l’océan Rhéique a séparé l’Avalonia de la Nigritia (la partie africaine de cette dernière se situant au pôle Sud verra une importante glaciation la recouvrir à la fin de l’ordovicien). L’Avalonia, nommée d’après l’île mythique d’Avalon, l’île des morts des anciens Celtes, regroupa
l’Angleterre, le pays de Galles, le sud-est de l’Irlande, le nord de la France, la Nouvelle Ecosse,la Nouvelle Angleterre. La mer de Tornquist (il s’agissait également d’une zone océanique) séparait alors la Baltica et l’Avalonia.

La répartition des trilobites éclaire aussi la paléobiogéographie ordovicienne. Elle délimite alors quatre Homotelus bromidensis,grands royaumes. Les deux premiers sont isolés du reste trilobite de l’Oklahoma du groupe du monde par des océans : il s’agit de la Baltica (avec des des bathyuridés.asaphidés) et d’un grand ensemble regroupant la Laurentia, la Sibèria et le nord de la Chine (ce dernier semblant se séparer de la Nigritia), avec des bathyuridés.
Deux royaumes très différents occupent les rivages nigritiens. L’un est situé sous les hautes latitudes australes (Avalonia, Afrique du Nord), et comprend des calymenacea et des dalmanitacea. L’autre est installé sous des climats plus chauds, dans la zone intertropicale (Chine du sud, Australie, Himalaya, Bolivie) ; il est caractérisé par des dikelokephalinidés.



A la fin de l’ordovicien, les formes nigritiennes de l’Avalonia sont supplantées peu à peu par l’arrivée d’animaux laurentiens et baltiques ; cela témoigne de l’ouverture de l’océan

L'Ordovicien

Sacabambaspis

Rhéique et de la fermeture du Iapetus.

L'Ordovicien

Astraspis

Les premiers poissons donnent eux aussi des indications paléobiogéographiques qui confirment celles fournies par les trilobites. Ainsi les astraspidés, tel Astraspis, sont-ils confinés à la Laurentia et la Sibéria, quand les arandaspidés vivent en Australie et en Bolivie, c’est-à- dire sur la côte orientale de la Nigritia. Il s’agit de deux groupes de

« poissons sans mâchoire » avec une tête allongée recouverte de plaques osseuses et une queue recouverte d’écailles en forme de baguettes.

Les arandaspidés se caractérisent par la position très antérieure de leurs yeux placés à l’avant d’un bouclier osseux qui protégeait leur crâne. Sacabambaspis, un animal long d’une vingtaine de centimètres découvert en Bolivie, est un représentant de ce groupe de poissons archaïques. Sacabambaspis (ainsi baptisé d’après le village de Sacabamba où cet animal fut découvert en 1986 par une équipe française) vivait il y a 470 millions d’années dans des eaux peu profondes.
Les arandaspidés, comme les trilobites dikelokephalinidés, semblent avoir peuplé les mers chaudes de la Nigritia septentrionale.

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