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La diversification des écosystèmes

Vous êtes ici : » » La diversification des écosystèmes ; écrit le: 10 janvier 2012 par La rédaction

La diversification des écosystèmes

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Des surfaces rocheuses, striées par la progression des glaciers, en Inde, en Australie, en Afrique australe et en Antarctique témoignent que les glaciers nigritiens furent très importants du Carbonifère moyen au Permien moyen. Le développement de la calotte glaciaire nigritienne, centrée sur l’Afrique du Sud, était dû aux modifications géographiques de la fin du Dévonien. Dans le même temps, la région européenne se situait sous l’équateur. Se développèrent alors les grandes forêts houillères qui donneront naissance aux gisements de charbon.
Les écosystèmes continentaux étaient diversifiés ; les sédiments carbonifères de Montceau-les-Mines ont livré un grand nombre d’insectes, de mille-pattes géants, de scorpions, d’amphibiens et de reptiles. La flore, riche de près de 300 espèces, comprenait des prèles et fougères géantes, des fougères à graines, les premiers conifères…

Les amphibiens du carbonifère n’ont pas grand chose à voir avec nos grenouilles et salamandres, si ce n’est leur peau nue et leur mode de reproduction. Certains, comme Crassigyrinus, étaient de grande taille (2 mètres de long) ; leurs membres très courts ne leur permettaient pas de se déplacer sur la terre ferme et ils devaient évoluer exclusivement en milieu aquatique comme Eogyrinus . Ces amphibiens primitifs étaient carnivores et devaient se nourrir de poissons ou d’invertébrés des lacs et des rivières. Dolichosoma , un énorme amphibien serpentiforme du carbonifère était totalement dépourvu de pattes. Comme l’axolotl actuel, à l’état adulte, il gardait probablement ses branchies de têtard.



La diversification des écosystèmes

Rhacopteris

D’autres formes s’adaptèrent à un mode de vie plus terrestre, tels Proterogyrinus, connu en Amérique du Nord et en Ecosse, ou les microsaures, qui ressemblaient à de petits lézards. Eogyrinus et Proterogyrinus appartiennent à un groupe d’amphibiens baptisés anthracosaures qui présentent une importance capitale dans l’évolution, puisqu’ils sont les ancêtres des premiers reptiles.

Les premiers reptiles, issus donc d’ancêtres amphibiens, sont apparus au Carbonifère et avec eux l’œuf amniotique qui leur permit de s’affranchir du milieu aquatique.
Cet œuf, isolé de l’extérieur par une coquille, contient en particulier des réserves qui permettent le développement de l’embryon dans une poche de liquide (la poche amniotique) ; l’eau étant à l’intérieur de l’œuf, celui-ci peut désormais être pondu sur la terre ferme. Les vertébrés peuvent alors coloniser la Terre entière.

Le plus ancien reptile connu actuellement a 338 millions d’années ; ce petit animal long d’une vingtaine de centimètres a été découvert en Ecosse. Dès la fin du Carbonifère, des reptiles carnivores, comme Ophiacodon, atteignaient trois mètres de long.
Les nombreuses traces de glaciations obser-vées dans les roches du Carbonifère en Inde, en Afrique du Sud, en Australie, ainsi que la répartition de la flore à Glossopteris dans ces mêmes régions, ont été deux des arguments de Wegener pour démontrer sa théorie de la déri-ve des continents. En effet, seule la réunion de ces différentes masses continentales en une seule, en postulant que l’Afrique du Sud fût alors au pôle Sud, ce que la géophysique a confirmé depuis, peut expliquer ces concordances.

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