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Le permien

Vous êtes ici : » » Le permien ; écrit le: 11 janvier 2012 par La rédaction

Le permien

Dimetrodon

La fermeture de l’océan Ouralien eut lieu au permien inférieur vers 295-280 M.A. La SibériaKazakhstania est alors soudée au bloc Nigritia-Laurussia (formation de la chaîne ouralienne). Cette nouvelle collision entraîna la constitution de la Pangée, 450 millions d’années environ après la dislocation de la Rodinia.
La Pangée s’est donc formée après un grand cycle de dislocationscollisions (ouvertures et fermetures océaniques) qui s’est poursuivi durant toute l’ère paléozoïque. Quelques blocs continentaux demeurèrent à l’écart de la Pangée, à des positions difficiles à préciser : il s’agit en particulier de la Chine du Nord et de la Chine du Sud, qui s’adjoindront à l’ancienne Sibéria au cours de l’ère mésozoïque. Du fait de la réunification de toutes les masses continentales, la faune terrestre était assez uniforme au permien.

A la fin de cette période, lors de la fermeture de l’océan ouralien, la faune marine tropicale fut séparée en deux groupes de part et d’autre de l’isthme américain.
La faune téthysienne et la faune ouest-américaine n’étaient plus en relation marine, si ce n’est exceptionnellement et pour quelques espèces, à travers la Panthalassa (l’immense océan entourant la Pangée).
Dans l’ouverture orientale de la Téthys, les différents blocs continentaux qui allaient constituer l’Asie mésozoïque occupaient des positions mal définies.
L’étude paléontologique de ces différents « microcontinents » (Chine du Nord, Chine du Sud, Himalaya, Lhassa, Qiantang, Kunlun) a permis d’esquisser les grandes lignes de la formation de l’Asie au début du Mésozoïque. Cette carte reflète la répartition latitudinale de la flore permienne.



Les reptiles supplément, les amphibiens

Le permien

Moschops

Parmi les vertébrés continentaux, les reptiles deviennent prédominants dès le permien et supplantent peu à peu les amphibiens. L’un des principaux groupes est celui des reptiles mammaliens. Certains furent des prédateurs comme Dimetrodon. Cet animal massif, long de trois mètres cinquante et pesant 250 kilogrammes, possédait une voile dorsale constituée par un extraordinaire développement des vertèbres. Ces vertèbres sous-tendaient un voile de peau richement vascularisé qui lui permettait probablement de réguler sa température interne.
D’autres étaient herbivores, tels les édaphosaures. Edaphosaurus a été découvert en Amérique du Nord ; sa tête minuscule était garnie de petites dents cylindriques ; comme Dimetrodon, Edaphosaurus possédait une énorme voile dorsale. Ces reptiles mammaliens ont une importance particulière dans notre évolution, puisque certains d’entre eux donneront naissance aux mammifères au début de l’ère mésozoïque. Parmi les autres groupes de reptiles de la fin du Paléozoïque, certains disparurent rapidement comme les paréiasaures et les dinocéphales (parmi ces derniers, le Moschops , un herbivore sud-africain, atteignait cinq mètres de long) ; d’autres, les thécodontes, vont se diversifier au Trias et donner naissance aux grands groupes de l’ère mésozoïque. Dans ce monde foisonnant des reptiles permiens, certains vont connaître une évolution originale : le retour à la vie marine ! Ainsi les mésosaures, qui disparaîtront dès la fin du permien, lors de la grande extinction permotriasique. Ces petits animaux au corps effilé, tel Mesosaurus tumidis, possédaient de très nombreuses dents en aiguille qui leur permettaient de retenir dans leur bouche les poissons dont ils se nourrissaient. Leurs restes retrouvés en Afrique du Sud et au Brésil indiquent, une fois encore, que l’Afrique et l’Amérique du Sud étaient alors réunies, puisque ces petits animaux n’auraient pu traverser de larges étendues océaniques.
Il reste encore, au permien, des amphibiens primitifs comme Diplocaulus , découvert en Amérique du Nord ; son crâne possédait deux excroissances qui lui donnaient la forme d’un boomerang. Des études récentes ont démontré la fonction de cette curieuse structure comparable à l’aile d’un avion : elle se redressait sous l’effet d’un courant d’eau. Tapi au fond d’un cours d’eau, le Diplocaulus pouvait aisément relever la tête et capturer des poissons.

Les plus riches gisements de vertébrés de la fin du permien se trouvent dans la région du Karroo, en Afrique du Sud. Ils furent découverts dans les années 1840 par l’ingénieur écossais Bains, qui retrouva de très nombreux restes de reptiles mammaliens.
Parmi les animaux exhumés dans le « cimetière » du Karroo, les paréiasaures, tel Scutosaurus , constituent un groupe de reptiles bien particulier (peut-être apparenté aux tortues).

Il s’agit de lourds herbivores pouvant atteindre trois mètres de long. Leur crâne était recouvert d’excroissances en forme de pointe. Les paréiasaures ont eu une répartition pangéenne, puisqu’on les connaît aussi en Amérique du Sud et en Russie à la fin du permien.

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