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La folie d’Ulysse

Vous êtes ici : » » La folie d’Ulysse ; écrit le: 19 mars 2012 par La rédaction

La folie d'UlysseUn pli soucieux barre le front d’Ulysse, roi d’Ithaque. Des guetteurs accourus des côtes de toute la vitesse de leurs jambes viennent de lui annoncer l’approche d’une imposante flotte grecque. Pourquoi tous ces vaisseaux se dirigent-ils vers la.paisible île d’Ithaque ? Le rusé Ulysse a vite fait de le comprendre: la guerre contre Troie est commencée, et en vertu du serment qu’il a jadis prononcé, lors du mariage d’Hélène et de Ménélas, il doit rejoindre l’armée et quitter sa patrie pour guerroyer. Or, depuis l’époque du serment, Ulysse a épousé la princesse Pénélope. Il règne sur Ithaque, île prospère et heureuse, aimé de ses sujets. Un fils, Télémaque, vient de naître dans son foyer. Ulysse n’a guère envie de quitter ce bonheur domestique pour aller se battre dans une contrée barbare et lointaine. En outre, un oracle l’a avisé que, du jour où il quitterait Ithaque, il n’y remettrait pas les pieds avant vingt ans ! Aussi un stratagème germe-t- il dans son esprit… Lorsque les rois grecs, Agamemnon, Ménélas et Palamè- de, se présentent devant le palais d’Ulysse, Pénélope, éplorée, leur déclare que son époux n’est pas là. “Ulysse est devenu fou, dit-elle. Allez sur la plage et vous le verrez sûrement. Il ne vous serait d’aucune utilité dans une expéditior guerrière.” Inquiets, les trois Grecs se dirigent vers la plage, suivis de leur escorte. Un spectacle peu banal les y attend. Sur le sable aride, ils voient Ulysse, à demi nu, portant sur h tête un bonnet de paysan semblable à une moitié d’œuf, qui pousse une charrue tirée par un âne et un bœuf. Le curieux attelage avance, labourant le sable fin dans lequel Ulysse sème au fur et à mesure des grains de sel, sans même s’apercevoir qu’on le regarde. “Il a perdu la raison”, dit Ménélas. Mais Palamède est plus méfiant : “Attendez !” crie-t-il. Il se jette sur Pénélope qui s’est approchée avec le petit Télé-maque dans les bras. Il s’empare du bébé et le pose à terre, sur le parcours de la charrue. Si Ulysse est vraiment fou. l’enfant va être piétiné par les bêtes et coupé en deux par le soc. Mais, dès qu’il a aperçu son fils unique, Ulysse a violemment tiré les rênes, immobilisant l’attelage. Il se voit contraint, maintenant, de confesser qu’il simulait la folie. Malgré les larmes de Pénélope, il revêt ses armes.rassemble ses guerriers, fait gréer ses douze navires rouges et rejoint l’expédition pour

Troie. Alors que le vent se lève et que son bateau est déjà loin, il jette un dernier regard sur son royaume en se demandant s’il le reverra un jour. Bientôt, Ulysse et les autres retrouvent la flotte grecque aux beaux vaisseaux et aux innombrables guerriers. Les plus grands rois sont là, accompagnés de leurs puissantes armées. Le vieux et sage Nestor côtoie le vaillant Diomède ; les deux Ajax, le grand et le petit, font régulièrement manœuvrer leurs soldats. Un seul souci anime encore Agamemnon, désigné comme chef de tous les Achéens : le jeune et bouillant Achille n’a pas encore rejoint l’armée. Sans ce demi-dieu, il n’y a aucun espoir pour les Grecs de prendre Troie et de rendre Hélène à Ménélas. Où est Achille ? Nul ne le sait, mais le bruit court que sa mère, Thétis, l’une des déesses de la mer, l’a dissimulé, déguisé en fille, dans le palais du roi Lycomède.



En effet, Achille, ayant perdu tout souvenir du guerrier qu’il était, vit parmi les filles de ce roi, vêtu comme elles et passant ses journées en occupations féminines. Ulysse en a eu vent et il juge que, puisqu’il a dû lui-même quitter sa patrie contre son gré, il n’y a aucune raison qu’Achille reste en arrière ! Aussi le subtil roi d’Ithaque se déguise-t-il en colporteur. Il se présente au palais de Lycomède avec des paniers pleins de bijoux, de franfreluches. Avec des cris de joie, les princesses se précipitent sur ces marchandises et Achille, se prenant pour une fille, fait de même. Mais, au fond d’un panier, Ulysse a dissimulé des armes : glaive, bouclier, javeline. Soudain, Achille les aperçoit. Après un instant de stupéfaction, il se saisit du bouclier, brandit l’épée et lance son cri de guerre. Toute sa mémoire lui est revenue. Il appelle auprès de lui son cousin Patrocle et ses guerriers Myrmidons, et suit Ulysse jusqu’au port où l’armée grecque s’est réunie.

Les cent mille combattants achéens sont prêts à partir. Déjà les matelots ont hissé les voiles… Pourtant rien ne se passe car le vent ne veut pas souffler. Le devin Calchas révèle aux Grecs que la flotte ne peut pas partir parce que son chef, Agamemnon, a jadis offensé la déesse de la chasse, Artémis. Pour annuler la malédiction lancée par celle-ci, il faut qu’Agamemnon sacrifie sa fille aînée, Iphigénie, à Artémis. L’acte sanglant s’accomplit, devant tous les Achéens, tête baissée et en larmes. A peine le sacrifice est-il achevé que le vent se lève. L’armée embarque, puis les vaisseaux grecs appareillent en direction de Troie.

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