Le retour d’Ulysse

> > Le retour d’Ulysse ; écrit le: 19 mars 2012 par La rédaction

L’émotion étreint Ulysse lorsque, après vingt longues années passées loin de chez lui, il foule le sol d’Ithaque. Un jeune berger l’accueille : en réalité, sous ce déguisement, se cache la déesse Athéna, amie d’Ulysse. Elle lui explique qu’un grand désordre règne aujourd’hui dans l’île. Les habitants croient Ulysse mort et un groupe de jeune gens s’est mis en tête de le remplacer sur le trône. Installés comme chez eux dans le palais d’Ulysse, ils prétendent que la reine Pénélope doit se marier avec l’un d’entre eux. Us attendent qu’elle choisisse, mais, depuis des années, grâce à une ruse, elle a su éviter ce mariage : elle a promis qu’elle fixerait son choix le jour où serait terminée la tapisserie qu’elle est en train de tisser. Chaque nuit, clandestinement, elle défait l’oeuvre qu’elle a accomplie le jour. Par ailleurs, la déesse apprend à Ulysse que son fils, Télémaque, est parti à sa recherche. Elle métamorphose donc Ulysse en un vieux mendiant, méconnaissable, et le conduit chez le porcher Eumée. Ulysse y passe quelques jours, tandis qu’Athéna va chercher Télémaque et le ramène auprès de son père. Pour Ulysse qui a quitté un bébé et retrouve un jeune homme, l’émotion est forte. Père et fils s’étreignent, puis mettent au point un plan de combat. Après quoi Télémaque retourne au palais.

Le lendemain matin, Ulysse, dissimulé sous ses haillons de mendiant, se rend au palais. Un vieux chien est couché dans la cour. A l’approche d’Ulysse, il lève la tête et flaire. L’odeur lui est familière et pourtant peu distincte. Soudain, le chien Argos se souvient d’Ulysse, le bon maître qu’il n’a pas vu depuis si longtemps. La joie est trop forte pour le fidèle animal : il meurt sur-le-champ. Ulysse essuie une larme puis pénètre dans le palais. Là, les prétendants boivent et festoient. Ils accueillent le mendiant avec des moqueries et des injures. Ulysse réfrène sa colère, même quand l’un d’eux le frappe. Il subit en silence les insultes sous son propre toit. Une servante, Euryclée, qui jadis a été sa nourrice, vient vers lui pour lui laver les pieds, comme l’exigent les lois de l’hospitalité. Elle reconnaît son roi à une vieille cicatrice, et est sur le point de parler quand Ulysse lui fait signe de se taire. A l’aube, Ulysse est éveillé par de curieux bruits: des pleurs qui viennent de la chambre de Pénélope ; des cris qui émanent de la salle où les pretendants, ivres, projettent d’assassiner Télémaque. Ils ont compris la ruse de Pénélope et ont décidé de l’obliger à choisir un mari.

Une grande réunion se tient dans la salle du trône. Pénélope déclare fièrement qu’elle ne peut épouser qu’un homme de la même valeur qu’Ulyssc. Elle propose donc une épreuve : elle n’acceptera que celui qui sera capable de bander l’arc du héros et de viser avec assez de justesse pour que la flèche traverse le cercle de douze fers de hache alignés. Les pré¬tendants se précipitent, mais l’épreuve est trop difficile. Pas un ne parvient à tendre l’arc. Le mendiant, hideux sous sa défroque, demande alors à participer au concours. Un immense éclat de rire s’élève ! Tout le monde se moque des prétentions du pauvre vagabond. Imperturbable, Ulysse prend l’arc, ajuste la flèche, le bande sans efforts et tire. La flèche traverse les douze cercles de fer. Plus personne ne rit. Ulysse rejette sur-le-champ ses oripeaux et reprend Son apparence normale. Télémaque et Eumée arrivent à ses côtés, armés de javelots. Un orage gronde sur Ithaque, au moment même où Ulysse abat tous les prétendants sous les coups de ses flèches, aidé par son fils.

Pénélope est encore hésitante. Elle ne parvient pas à reconnaître Ulysse, son époux, qu’elle n’a pas vu depuis vingt ans. Elle demande alors que les servantes dressent, dans la salle de réception, le lit d’Ulysse pour y faire dormir celui qui, à ses yeux, reste un mendiant. Ulysse entre en fureur : ce lit, il l’a fait de ses mains et personne ne peut le démonter. “En effet, dit-il, nul ne peut déplacer ce lit puisque l’un de ses montants est un olivier vivace !” A ce détail, connu d’elle seule et de son mari, Pénélope reconnaît enfin Ulysse. Ce dernier est heureux de la fidélité de sa femme et de la vaillance qu’a montrée son fils. Après avoir savouré auprès d’eux quelques moments de repos, il retrouve sa charge de souverain. Il rend à Ithaque son calme et sa prospérité. Désormais, si les dieux le veulent, Ulysse, Pénélope et Télémaque vivront heureux et paisibles

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