Mythologie des Celtes

> > Mythologie des Celtes ; écrit le: 13 février 2012 par La rédaction

C’est au ixe siècle avant notre ère que les Celtes, venus d’Europe centrale, envahirent la Gaule, puis au VIIIe siècle, qu’ils s’établirent en Grande-Bretagne et en Irlande.

Gaulois et Romains

Les Celtes installés en Gaule sont polythéistes ; ils vénèrent les hauts lieux, les eaux, les arbres, les animaux : cheval, taureau, sanglier, ours, corbeau, serpent… Mais, sous le contrôle de leurs prêtres, les druides, ils se sont donné également des dieux à forme humaine.

Comme les dieux des premiers Romains, les dieux gaulois n’ont pas d’histoire. Une triade réunit Teutatès, dieu père de tous les Gaulois, Ésus, dieu de la Guerre, et Taran, dieu de la Foudre et de la Pluie. La prospérité du sol et peut-être les forces des ténèbres sont représentées par une divinité à l’aspect étrange, Cernunnos, dont la tête est surmontée d’une ramure de cerf, symbole de puissance.

Quand Jules César occupa la Gaule, la mythologie romaine s’imposa à la religion celte. C’est ainsi que César pouvait écrire : « Les Gaulois adorent Mercure, Apollon, Jupiter, Mars et Minerve. Ils se font de ces dieux à peu près la même idée que les autres peuples. »

En revanche, le culte de la déesse gauloise Épona, protectrice des chevaux et des cavaliers, se répandra dans l’empire jusqu’aux régions du Danube.

Les Celtes insulaires

À l’inverse des Gaulois, les Celtes de Grande- Bretagne et d’Irlande ont une mythologie qui leur est propre. Abondamment développée jusqu’à l4époques chrétienne, elle se verra, à partir du Ve siècle de notre ère, constituée en cycles  cohérents, dans lesquels interviennent dieux et héros, mais dépouillés de leurs caractères surnaturels.

C’est le cas de l’épopée bretonne du roi Arthur, type accompli du chevalier celte, dont la figure historique a peut-être vécu au Ve ou au vie siècle, mais dont les aventures recoupent celles de personnages du légendaire primitif.

Élevé par l’enchanteur Merlin, seigneur du pays des Fées (la forêt de Brocéliande), Arthur accomplit des exploits surhumains grâce a son épée magique Excalibur. Il a créé l’ordre des chevaliers de la Table ronde (forme qui exclut les conflits de préséance), tous auteurs de maintes prouesses ; leur obsession est la « quête » du Saint-Graal, vase dans lequel a été recueilli le sang du Christ.

Au cycle arthurien se rattache celui du roi Mark de Cornouailles, de la reine Yseult et de Tristan, neveu du roi. Yseult et Tristan ont bu tous deux accidentellement un philtre* magique qui les unira jusqu’à la mort dans un amour coupable mais irrépressible.

Tous ces récits, repris par de nombreux poètes du Moyen Âge, donneront lieu en France à une flo­raison de « romans courtois », où s’allient mystique et féerie.

C’est une tradition celtique liée aux rites du feu cl aux pratiques funéraires qui survit, dans les pays anglo-saxons, la veille de la Toussaint, avec la fête d’Halloween.

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