L’orient ancien : Le jugement des morts

> > L’orient ancien : Le jugement des morts ; écrit le: 10 février 2012 par La rédaction

Tout Égyptien avait le désir et l’espoir, après la mort, de rejoindre le royaume divin d’Osiris. Il croyait, en effet, à l’existence d’une âme immortelle et également d’un « double » du corps mortel (ka), destiné à lui survivre pour l’éternité, dans la mesure où le corps aurait pu, par l’embaumement, échap­per à la décomposition.

Dès sa séparation du corps, le double passe en jugement devant Osiris lui-même. Conduit par le dieu à tête de chien (ou de chacal) Anubis, il devra s’efforcer (la religion égyptienne est fondée sur le respect des valeurs morales) de plaider l’innocence le sa vie. Son cœur, siège de la conscience, est alors déposé sur le plateau d’une balance ; l’autre plateau contient la plume de la Justice. Si le cœur pèse plus lourd que la plume, il sera livré à un monstre à tête de crocodile, qui guette le verdict . Dans le cas contraire, le défunt aura mérité d’être reconnu juste cl bon. Le verdict est consigné et proclamé par le dieu scribe Anubis.

Le double justifié  sera pris en charge par horus, le dieu à tête de faucon, qui le mènera cérémonieusement vers le trône d’Osiris. Il jouira dès loi s de la béatitude éternelle. « Le jour de la naissance à l’Éternité, dit le prêtre aux funérailles , est i h beau jour, car celui qui a été justifié revivra dans le i ‘ a ps innombrable d’Osiris. »

Chaldéens et Assyriens (4000 à 300 avant J.-C.), tout comme les Égyptiens, étaient polythéistes. Ils adoraient les forces de la nature, tout particulièrement les astres, attentivement observés par des mages. Sin était dieu de la Lune ; Shamash, dieu du Soleil ; Ishtar, déesse de la planète Vénus. En outre, chaque ville avait son dieu.

Ils se figuraient ces dieux sous l’apparence humaine. Mais des divinités subalternes , bons génies et démons malfaisants, étaient représentées, les bonnes sous l’aspect de taureaux ailés à visage d’homme, les méchantes sous des formes variées d’horribles monstres.

Le recueil poétique de la Création du Monde exposait comment le dieu dominant de Babylone , Mardouk, avait dû affronter toute une armée de géants pour s’assurer du pouvoir. Son temple s’accompagnait d’une tour carrée à étages (ziggoural), à la fois sanctuaire  et observatoire.

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